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Dakar - Le président du Sénat sénégalais et deux ex-ministres du régime d'Abdoulaye Wade ont été entendus par la gendarmerie dans le cadre d'enquêtes sur "l'enrichissement illicite" déclenchées par les nouvelles autorités sénégalaises, a appris l'AFP lundi de sources concordantes.
Le président du Sénat, Pape Diop, et Farba Senghor, qui a occupé plusieurs fauteuils ministériels sous le pouvoir de président Wade (2000-2012), ont été entendus le 31 mai, selon leurs entourages, confirmant des informations de la presse locale. L'ex-ministre de l'Energie Samuel Sarr a été entendu le 1er juin, selon les mêmes sources.
Tous trois ont expliqué aux médias locaux avoir été interrogés notamment sur des biens qu'ils possèderaient au Sénégal et à l'étranger. La gendarmerie, jointe par l'AFP, s'est refusée à toute déclaration sur ces auditions qui ont été dénoncées par d'anciens responsables comme un "harcèlement".
Pape Diop, actuellement deuxième personnage de l'Etat chargé d'assurer l'intérim du président de la République, a occupé depuis 2001 plusieurs fonctions dont celles de maire de Dakar et de président de l'Assemblée nationale.
Il fut proche d'Abdoulaye Wade jusqu'au second tour de l'élection présidentielle de mars dernier, perdu par M. Wade face à Macky Sall, qui a pris ses fonctions début avril. Pape Diop s'est récemment séparé de M. Wade à la suite de divergences sur les élections législatives prévues en juillet.
Farba Senghor, responsable du Parti démocratique sénégalais (PDS, formation de M. Wade), et Samuel Sarr, qui se déclare "+wadiste+", sont demeurés proches de l'ex-président sénégalais. Plusieurs responsables de l'ex-pouvoir doivent prochainement être interrogés par la justice dans le cadre des enquêtes sur "l'enrichissement illicite" entamées par le nouveau pouvoir sénégalais, selon la presse locale.
Les nouvelles autorités sénégalais ont récemment mis en place une Cour de répression de l'enrichissement illicite, dirigée par un magistrat, pour récupérer l'argent et les biens mal acquis et poursuivre les auteurs de détournement.
Le président Macky Sall avait annoncé que des audits seront menés au Sénégal dans un cadre "républicain" et sans "chasse aux sorcières".
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