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L'ex-ministre sénégalais de l'Intérieur, Ousmane Ngom, arrêté mercredi, pour être entendu dans le cadre des audits lancés par le président Macky Sall sur la gestion du précédent président Wade, et resté en garde à vue dans une gendarmerie de Dakar, a été libéré jeudi, a-t-on appris de source judiciaire.
Après une entrevue "d'une dizaine de minutes avec le procureur" dans la matinée, "il est sorti libre", a affirmé cette source qui n'a pu préciser si des charges ont été retenues contre lui.
Arrêté mercredi matin dans le sud du Sénégal et ramené à Dakar, Ousmane Ngom a été placé en garde à vue pendant laquelle il a été "interrogé par la gendarmerie sur son patrimoine et ses propos", a ajouté cette source.
A sa libération, l'ex-ministre a déclaré à la presse avoir fait l'objet d'"un kidnapping" pour l'empêcher de mener campagne pour les élections législatives du 1er juillet. "Je ne suis pas entré en politique pour m'enrichir. J'ai choisi la politique pour travailler pour la démocratie et pour le Sénégal", a-t-il affirmé.
M. Ngom avait récemment été convoqué par la justice, mais avait décidé de quitter de lui-même le Palais de justice à Dakar sans être entendu, après, selon lui, une trop longue attente.
Il avait été convoqué pour être entendu sur la gestion du précédent président Abdoulaye Wade, battu à la présidentielle de mars après 12 ans de pouvoir.
M. Ngom avait incité les autres responsables du Parti démocratique sénégalais (PDS, ancien pouvoir d'Abdoulaye Wade) à ne pas répondre aux convocations de la justice.
Ousmane Ngom, un des principaux responsables du PDS avait été arrêté mercredi par la police à Kolda alors qu'il était en campagne pour le scrutin législatif du 1er juillet.
Dernier ministre de l'Intérieur d'Abdoulaye Wade, il avait été très critiqué pour la répression des manifestations de l'opposition pendant la campagne de la présidentielle au cours desquelles au moins six personnes avaient été tuées à Dakar et en province.
© AFP
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